
Les portes du monde de l'invisible s'ouvrent souvent d’une façon inexpliquée et sans qu’aucun souhait n’ait été formulé.
Pour Florence Hubert, ce sont deux événements personnels extra-ordinaires qui lui montrèrent les voies menant à la médiumnité alors même qu’elle se préparait à devenir une scientifique. Depuis l’enfance, Florence Hubert semblait être en contact avec le monde de l'au-delà mais ne prêtait que peu d’attention à ces états de conscience.
A la disparition de sa grand-mère, elle se souvient avoir fouillé dans une valise qui regroupait ses affaires personnelles. Tandis qu’elle chaussait les lunettes de la défunte et découvrait son journal intime, un profond sentiment de mal-être l’envahit ; elle raconte « J'ai voulu sortir mais la poignée de la porte tournait dans le vide. J’ai fini par me réfugier dans une autre pièce et j'ai senti que l'on m'effleurait le visage. Cela a duré près de vingt minutes. Cette expérience incroyable m’a fait peur ». L’esprit de son aïeule était présent.
Et puis il y eut cet accident, une noyade où Florence Hubert a failli perdre la vie. Pour la première fois elle eut la pleine conviction que la conscience pouvait survivre malgré une mort physique du corps. Comme d’autres personnes, cette troublante sensation de mort imminente (EMI) éprouvée lors d’un coma, Florence Hubert en a aussi fait l’expérience : cet état où le corps, devenu astral, se déplace pour s’enfoncer dans un tunnel irradié de lumière, allant ainsi à la rencontre de personnes décédées. Une situation déroutante où l’on peut revivre, en un temps accéléré, les moments de sa vie passée.
Canaliser l’agitation des esprits

Aujourd’hui Florence Hubert fait usage de ses capacités médiumniques dans des lieux où sont renfermées des ondes perturbantes pour la vie de leurs occupants. Ce que certains appellent des maisons hantées. D’où viennent ces ondes ? S’agit-il d’une masse d’énergie qui s’échappe d’un corps au moment de la mort et modifie l’environnement de façon parfois oppressante ? « Dans un premier temps, je conseille aux témoins de ces phénomènes de faire appel à un radiesthésiste ou à un géobiologue car il peut s’agir d’ondes telluriques ou magnétiques qui n'ont rien de surnaturel ». Si ce n’est pas le cas, alors Florence Hubert intervient. « Nous avons affaire à des entités (entendons ici des esprits) dont l’agitation est liée au refus d’admettre la mort. Il s’agit pour elles d’un mauvais rêve. Elles souhaitent retrouver leur existence matérielle d’avant». Dans ces lieux alourdis, où des drames ont parfois existés, les esprits s’agitent et perturbent. Alors Florence Hubert, accompagnée d’un médium, amorce des contacts avec eux « Nous cherchons toujours à entamer un dialogue même si les entités ne nous voient pas. Il peut arriver que certaines aient des réactions violentes ». Florence Hubert se souvient avoir été vivement repoussée et même avoir reçu une gifle dont elle a gardé la trace sur le visage pendant plusieurs minutes. L’esprit ne souhaitait pas parler à une femme . La médium souhaite bien mettre en garde les personnes qui voudraient provoquer les entités voire mettre au défi les âmes « Ce n'est pas un jeu. Le danger est réellement présent. La médiumnité ne s'improvise pas ».
Mettre fin aux errements
Comment convaincre ces entités, ces esprits, qu’elles ne sont plus à leur place désormais ? Qu’elles ne doivent plus se manifester dans l’univers des vivants mais rejoindre la destination des dormants ? « Les âmes des entités ne soufflent pas alors je souffle. Je souffle longuement sur un objet inanimé par exemple, afin de leur montrer que le monde terrestre n'est pas le leur. Il m’arrive de bénéficier du concours d'autres âmes défuntes, souvent d'anciens membres de leur famille. En participant à nos conversations, elles apportent ainsi une aide précieuse pour convaincre les entités de quitter les lieux ».
Florence Hubert ne regrette pas d’avoir abandonné son ancienne vie pour se consacrer à la médiumnité. En établissant des contacts avec les défunts elle apporte ainsi de l’apaisement à ceux qui la sollicite ; elle s’en explique lors de conférences. Quant à ces êtres humains désincarnés, appelés aussi fantômes, perturbateurs de la vie des autres par leurs propres errances, elle prend le temps d’entrer en contact avec eux afin de les guider vers une autre destination. Cette pratique spécifique requiert la même discipline que la médiation dans un champ de conflits où la qualité de vie est menacée: il faut impérativement sortir de la situation conflictuelle éprouvante afin de faciliter à nouveau la circulation. Ce que les capacités médiumniques de Florence Hubert lui permettent de faire dans des lieux hantés.
Florence Hubert pratique le nettoyage des lieux et consulte sur rendez-vous au 06 86 41 04 71 et régulièrement à la Librairie Chrysalide à Angers et à La librairie Différence à Nantes.
Article réalisée par Besoin de Savoir (Février 2010)
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